Comments (2)
  1. Avatar MIQUEL Hélios dit :

    Zoom très pertinent. Bravo à Samia Selmani pour cette thématique, malheureusement si peu abordée lors de focus sur les VFF. Bravo à Rachel Miquel Dufour pour ces réponses claires et porteuses d’espérance. Bravo à Méditerranée plurielle pour son objectif: sensibiliser en informant; combattre en dénonçant; et proposant une main tendue à toutes les bonnes volontés en vue d’un avenir meilleur.

  2. Avatar Jean-Louis Lafont dit :

    Jean-Louis Lafont
    Auteur du livre « Agressions sexuelles et secrets douloureux »
    http://www.jeanlouislafont.com

    « Selon l’OMS, 130 millions de femmes seraient excisées dans le monde, à raison de 3 millions de fillettes chaque année. En France, plusieurs milliers de femmes et fillettes ont été mutilées ou menacées de l’être. Il est interdit dans notre pays de pratiquer des mutilations sur les organes génitaux féminins, notamment l’excision et l’infibulation. Aucune tradition ne peut justifier de tels actes. L’infibulation est la suture de la majeure partie des grandes ou des petites lèvres de la vulve, ne laissant qu’une petite ouverture pour que l’urine et les menstruations puissent s’écouler. Elle est habituellement pratiquée sur une adolescente prépubère dans le but de lui empêcher tout rapport sexuel vaginal.
    La loi protège tous les enfants qui vivent sur le territoire français, quelle que soit leur nationalité, même si les mutilations sont commises lors d’un voyage à l’étranger. Ces pratiques sont interdites et sévèrement punies, la sanction pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement. L’infibulation constitue une mutilation génitale féminine (MGF), au même titre que l’excision clitoridienne et des petites lèvres qui l’accompagnent souvent. Les mutilations sexuelles, peuvent entraîner des infections, des maladies, des rapports sexuels très douloureux, des grossesses et des accouchements à risques, et même la mort.
    Que dit la loi ? : Les violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente sont punies de 10 ans d’emprisonnement et de 150 000 € d’amende. Cette peine est portée à 15 ans de réclusion criminelle lorsque ces violences sont commises sur un mineur de moins de 15 ans, et à 20 ans lorsque l’auteur de ces violences est un ascendant ou parent légitime, naturel ou adoptif, ou une personne ayant autorité sur le mineur. La loi française s’applique à l’acte commis à l’étranger si la victime est française ou si, étrangère, elle réside habituellement en France. La victime peut porter plainte jusqu’à 20 ans après sa majorité, soit 38 ans, pour condamner ces pratiques devant la justice française.
    118 Agressions sexuelles et secrets douloureux

    Les interventions chirurgicales de restauration du clitoris sont désormais possibles pour les personnes majeures. Le Dr Pierre Foldès a « réparé » les clitoris de 1200 femmes depuis huit ans. Il s’est intéressé aux victimes lors de missions humanitaires en Afrique il y a plus de 25 ans. Il opère dans sa clinique de Saint- Germain-en-Laye (Yvelines) et est très fier d’avoir fait classer l’opération de restauration du clitoris comme acte de chirurgie réparatrice, obtenant ainsi le remboursement de la Sécurité Sociale. Le Dr Foldès fait école : il existe des consultations analogues à la sienne dans les hôpitaux Bichat, Rothschild et de Créteil et en province

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